Labels MINERGIE et cadre légal
MINERGIE, MINERGIE-P, MINERGIE-A, et le cadre MoPEC + loi CO2.
Le CECB note l'existant. Les labels MINERGIE, eux, certifient un standard de construction volontaire et exigeant. Un bien labellisé MINERGIE est un argument fort : il signale un confort élevé, des charges basses et une enveloppe maîtrisée. Sache reconnaître les trois variantes.
MINERGIE (standard de base)
- Bâtiment économe avec bonne isolation
- Renouvellement d'air contrôlé pour le confort
- Charges de chauffage réduites
- Le niveau d'entrée de la famille MINERGIE
MINERGIE-P et MINERGIE-A
- MINERGIE-P : enveloppe d'excellente qualité, test d'étanchéité à l'air obligatoire, très basse consommation
- MINERGIE-A : le bâtiment produit lui-même une grande partie de son énergie (photovoltaïque)
- MINERGIE-A peut viser un bilan énergétique proche de zéro, voire positif sur l'année
- Complément ECO possible : matériaux sains et écologiques
- MINERGIE
- Label suisse de construction qui certifie un bâtiment économe en énergie, bien isolé et avec renouvellement d'air contrôlé. Standard de base de la famille.
- MINERGIE-P
- Niveau supérieur : enveloppe d'excellente qualité et test d'étanchéité à l'air obligatoire pour une consommation très basse. Inspiré de la maison passive.
- MINERGIE-A
- Bâtiment qui couvre une grande partie de ses besoins par sa propre production (photovoltaïque), pouvant viser un bilan énergétique nul ou positif.
- Complément ECO
- Une option ajoutable aux labels MINERGIE qui certifie en plus une construction saine (santé des occupants) et écologique (matériaux).
Le cadre légal : MoPEC et loi CO2
Le MoPEC (Modèle de prescriptions énergétiques des cantons) est une boîte à outils commune que chaque canton reprend dans sa propre loi sur l'énergie. Le MoPEC 2014 est la version largement appliquée. Sa règle la plus marquante pour un agent : lors du remplacement d'un chauffage dans un bâtiment d'habitation existant, il faut au minimum couvrir une part par des renouvelables ou réduire la consommation. En pratique, on ne remplace plus systématiquement un chauffage fossile par un chauffage fossile identique.
Au niveau fédéral, la loi sur le CO2 révisée (en vigueur depuis le 1er janvier 2025, période 2025-2030) vise à réduire de moitié les émissions de la Suisse d'ici 2030 par rapport à 1990. Elle mise sur les incitations et les subventions plutôt que sur de nouvelles taxes ; la taxe CO2 sur les combustibles reste à 120 francs par tonne. Pour les bâtiments existants, le remplacement d'une installation de chauffage est encadré par un plafond d'émissions par mètre carré.