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Transfert du bail et sous-location

Céder le bail à un repreneur d'entreprise (art. 263) et sous-louer (art. 262).

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Quand une entreprise est vendue ou cédée, le repreneur veut presque toujours conserver les locaux. Le droit suisse offre pour cela un mécanisme puissant et spécifique au commercial : le transfert du bail (art. 263 CO). À ne pas confondre avec la sous-location (art. 262 CO).

Le transfert du bail à un repreneur (art. 263 CO)

Pour un local commercial, le locataire peut transférer son bail à un tiers avec le consentement écrit du bailleur. Le tiers reprend l'intégralité du contrat à la place du locataire sortant. C'est l'outil clé d'une reprise d'entreprise (fonds de commerce, cabinet, boutique).

  • Le consentement écrit du bailleur est nécessaire pour que le transfert soit valable.
  • Le bailleur ne peut refuser que pour de justes motifs : insolvabilité du repreneur, changement d'affectation des locaux, ou manque manifeste d'expérience pour exploiter l'activité.
  • Le locataire sortant reste solidairement responsable avec le repreneur jusqu'à la fin du bail, mais au maximum pendant 2 ans (art. 263 al. 4 CO).
  • Le repreneur entre dans tous les droits et obligations du contrat existant : loyer, durée, échéance, garantie.
Le point clé
Le transfert de bail commercial est un argument de vente d'entreprise majeur : le repreneur garde l'emplacement, le pas-de-porte et la clientèle attachée au lieu. Sans cet article, beaucoup de cessions de commerces échoueraient.

La sous-location (art. 262 CO)

La sous-location est différente : le locataire reste partie au bail principal et loue tout ou partie des locaux à un sous-locataire. Il faut le consentement du bailleur, qui ne peut le refuser que dans des cas limités.

  • Le bailleur ne peut refuser son consentement que si le locataire refuse de communiquer les conditions de la sous-location, si elles sont abusives par rapport au bail principal, ou si la sous-location présente des inconvénients majeurs pour le bailleur.
  • Le locataire principal reste pleinement responsable envers le bailleur : c'est lui qui paie le loyer et répond du local.
  • Il répond aussi envers le bailleur de ce que le sous-locataire utilise les locaux autrement que ne le permet le bail principal.
Transfert de bail (art. 263)
  • Réservé aux locaux commerciaux.
  • Le repreneur remplace le locataire sortant.
  • Consentement écrit du bailleur, refus seulement pour justes motifs.
  • Sortant solidairement tenu 2 ans au maximum.
Sous-location (art. 262)
  • Possible en habitation comme en commercial.
  • Le locataire reste partie au bail principal.
  • Consentement du bailleur, refus dans 3 cas limités.
  • Le locataire principal reste responsable du loyer.
Erreur fréquente
Confondre les deux. Un repreneur qui veut « tout reprendre » a besoin d'un transfert (il devient le locataire). Un locataire qui veut juste partager ses bureaux fait de la sous-location (il reste le locataire). Les conséquences sur la responsabilité sont opposées.
Après un transfert de bail commercial valable, pendant combien de temps maximum le locataire sortant reste-t-il solidairement responsable ?
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